Articles

Mammites subcliniques : un ennemi invisible des éleveurs


Partager sur

Contrairement aux mammites cliniques, les mammites subcliniques passent souvent inaperçues. Aucun pis rouge ni gonflé, pas de lait grumeleux : tout semble normal.
Pourtant, ces infections invisibles sont l’un des principaux freins à la performance laitière, provoquant des pertes de production et des pénalités qualité.

On estime qu’une vache sur quatre peut être atteinte de mammite subclinique à un moment donné de la lactation.

La mammite subclinique est une inflammation du tissu mammaire causée par une infection bactérienne, mais sans symptômes apparents.
Le seul signe détectable est une augmentation du taux de cellules somatiques (CCS) dans le lait.

Ce type d’infection :

  • Réduit la production de lait (jusqu’à 2 à 3 litres par jour selon la gravité),
  • Altère la composition du lait (matières grasses, protéines),
  • Et accroît le risque de mammites cliniques ultérieures.

Même sans signes visibles, les mammites subcliniques peuvent coûter cher.
Les pertes se cumulent sur plusieurs postes :

ImpactConséquenceCoût estimé
ProductionMoins de lait par vache-50 à -100 € / lactation
Qualité du laitPénalités liées au CCS-30 € / 1 000 L selon la laiterie
ReproductionRetard de fécondation+10 à +20 jours d’intervalle vêlage-vêlage
SanitaireRisque de contagion au troupeauTraitements et pertes additionnelles

Au total, une mammite subclinique non détectée peut représenter jusqu’à 200 € de perte par vache et par an.

La difficulté réside dans leur caractère invisible.
C’est pourquoi le suivi régulier des cellules somatiques via des outils comme GénoCellules est essentiel.

Les analyses GénoCellules permettent :

  • D’identifier précocement les vaches à risque,
  • De localiser les quartiers infectés,
  • De suivre l’évolution après traitement ou au tarissement,
  • Et d’orienter la sélection génétique vers des lignées plus résistantes.

🎯 Objectif : maintenir un CCS en dessous de 200 000 cellules/ml pour limiter la propagation et les pertes de production.

  1. Hygiène de traite insuffisante : contamination croisée entre vaches ou quartiers.
  2. Matériel mal réglé : vide de traite, pulsation, nettoyage des griffes.
  3. Stress et confort : couchage humide ou sale, surdensité, chaleur.
  4. Santé générale : immunité fragilisée (transition, carences, cétose).

Un plan d’action efficace combine donc analyse, correction technique et accompagnement nutritionnel.

mammite subclinique

GénoCellules permet de croiser les données génétiques et sanitaires pour :

  • Suivre les cellules individuelles,
  • Identifier les familles à risque,
  • Et orienter la sélection vers la santé du pis.

En parallèle, les indicateurs comme les acides gras du lait complètent la lecture : une vache en déficit énergétique est plus vulnérable aux infections mammaires.

 L’approche combinée “Cellules + Acides gras + Index Santé du pis” offre une vision globale et prédictive de la santé mammaire.